—Comment, monsieur! auriez-vous l'intention de m'en disputer la jouissance hors de votre chambre, et la possession si je voulais les reprendre?
—Voyons, voyons, pas d'insolence, s'il vous plaît.
—Donnez-moi mes livres; je ne veux pas les laisser un instant de plus ici, et je comprends l'indélicatesse de votre conduite.
—Je vous défends d'y toucher.
—Ah! c'est comme cela! m'écriai-je en m'élançant vers la planche sur laquelle ils étaient posés.
Ce déloyal garçon me frappa: je lui rendis le coup.
L'adversaire inattendu avec lequel j'allais entrer en lutte était un gros homme de trente ans et plus; moi, j'avais une quinzaine d'années; mais ma taille souple, mince, élancée, me donnait l'extérieur d'un jeune homme de dix-huit ans.
Très-étonné de mon audace, le secrétaire resta un instant silencieux.
Quelques élèves étaient descendus, attirés par le bruit de la dispute, et, immobiles auprès de la porte ouverte, ils en attendaient le dénoûment.
Lorsque j'eus rendu avec usure le soufflet de l'insolent secrétaire, j'entendis ces paroles: