L'homme que pleurait l'éléphant avait été longtemps le pourvoyeur de ses besoins, et depuis la mort du Tiroon, tué par le chef, cet homme avait pris la place de mahout. L'éléphant n'avait point paru attristé à la mort de son premier conducteur, qui avait été, sans nul doute, un maître méchant et cruel. S'il m'eût été possible de garder l'éléphant, je m'en serais fait un devoir et un plaisir; car quand nous le quittâmes, Zéla l'embrassa en pleurant, et coupa, près de ses oreilles, quelques-uns de ses poils. J'ai conservé et je conserve encore ce souvenir du sauveur de Zéla; il remplit le chaton d'une bague sur laquelle est gravé, comme dans mon cœur, le nom de cette chère moitié de moi-même.
Mais j'éloigne mon esprit du sujet qui m'occupe en cet instant; c'est une faute involontaire, car, malgré moi, je suis entraîné à faire le récit des puérils événements qui me rendent Zéla pleine de vie! Aujourd'hui, ma cervelle ressemble à un griffonnage confus encore, croisé en tous les sens et illisible pour tout autre que moi.
FIN DE LA DEUXIÈME SÉRIE
Paris.—Imprimerie de Édouard Blot, rue Saint-Louis, 46, au Marais.
Notes de transcription
Les coquilles ont été corrigées et les majuscules accentuées. La graphie ancienne (pantouffles, dyssenterie, camellia, etc.) a été conservée. Nous croyons également que :