Ses deux mains étaient tachées de sang, pour avoir manié cette tête. Il les tendit, comme le prescrit le rituel, sous l'eau que lui versait l'enfant, puis avec ses doigts purifiés, consacra le pain et le vin.
Les Morlachs agenouillés se levèrent. Le moment était venu de prononcer le «serment du sang».
Alors, tourné vers ce peuple immobile, lentement, d'une voix haute et solennelle, le prêtre dit, en levant l'hostie au-dessus du vin consacré:
—Par ce pain bénit, qui représente le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ...
Et tous répétèrent:
—Par ce pain bénit, qui représente le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ...
—Par ce vin, qui représente son sang...
—Par ce vin, qui représente son sang...
—Par le sang que souvent nous avons versé de nos veines contre les hommes de Sgombro, et qui doit s'ajouter à celui de cette vierge assassinée, maintenant enlevée martyre au ciel, et qui nous prie d'être ses vengeurs...
—... Et qui doit s'ajouter à celui de cette vierge assassinée, maintenant enlevée martyre au ciel, et qui nous prie d'être ses vengeurs...