Lorsque l'enfant se fait homme, il échappe aux chaînes de l'instinct et peut agir en être raisonnable.

Lorsque l'homme meurt, il échappe à ces lois de la pesanteur qui le faisaient toujours retomber sur la terre.

Lorsque l'âme a expié ses fautes, elle devient assez forte pour quitter les ténèbres extérieures de l'atmosphère terrestre et pour monter vers le soleil.

Alors commence la montée éternelle de l'échelle sainte, car l'éternité des élus ne saurait être oisive; ils vont de vertus en vertus, de félicité en félicité, de triomphe en triomphe, de splendeur en splendeur.

La chaîne toutefois ne saurait être interrompue et ceux des plus hauts degrés peuvent encore exercer une influence sur les plus bas, mais suivant l'ordre hiérarchique, et de la même manière qu'un roi en gouvernant sagement fait du bien au dernier de ses sujets.

D'échelons en échelons, les prières montent et les grâces descendent sans se tromper jamais de chemin.

Mais les esprits une fois montés ne redescendent plus, car à mesure qu'ils montent les degrés se solidifient sous leurs pieds.

Le grand chaos s'est affermi, dit Abraham, dans la parabole du mauvais riche; et ceux qui sont ici ne peuvent plus descendre là-bas.

L'extase peut exalter les forces du corps sidéral au point de lui faire entraîner dans son élan le corps matériel, ce qui prouve que la destinée de l'âme est de monter.

Les faits de suspension aérienne sont possibles: mais il est sans exemple qu'un homme ait pu vivre sous terre ou dans l'eau.