Mesmer reconnaît dans l'être naturel deux formes, qui sont la substance et la vie, d'où résultent la fixité et le mouvement qui constituent l'équilibre des choses.

Il reconnaît l'existence d'une matière première fluidique, universelle, capable de fixité et de mouvement, qui, en se fixant, détermine la constitution des substances, et qui, se mouvant toujours, modifie et renouvelle les formes.

Cette matière fluidique est active et passive: comme passive elle s'attire elle-même, comme active elle se projette.

Par elle les mondes et les êtres vivants qui peuplent les mondes, s'attirent et se repoussent; elle passe des uns aux autres par une circulation comparable à celle du sang.

Elle entretient et renouvelle la vie de tous les êtres, elle est l'agent de leur force et peut devenir l'instrument de leur volonté.

Les prodiges sont les résultats des forces ou des volontés exceptionnelles.

Les phénomènes de cohésion, d'élasticité, de densité ou de subtilité des corps, sont produits par les diverses combinaisons des deux propriétés du fluide universel ou de la matière première.

La maladie, comme tous les désordres physiques, vient d'un dérangement de l'équilibre normal de la matière première dans un corps organisé.

Les corps organisés sont ou sympathiques ou antipathiques les uns aux autres, par suite de leur équilibre spécial.

Les corps sympathiques peuvent se guérir les uns les autres, en rétablissant mutuellement leur équilibre.