Orphée a donné la poésie à la Grèce, et avec cette poésie la beauté de toutes les grandeurs, et il a péri dans une orgie à laquelle il refusait de se mêler.
Julien, malgré toutes ses vertus, n'a été qu'un initié à la magie noire. Il est mort victime et non martyr; sa mort a été une destruction et une défaite, il ne comprenait pas son époque.
Il connaissait le dogme de la haute magie, mais il en appliquait mal le rituel.
Apollonius de Thyane et Synesius n'ont été autre chose que de merveilleux philosophes, ils ont cultivé la vraie science, mais ils n'ont rien fait pour la postérité.
Les mages de l'Évangile régnaient alors dans les trois parties du monde connu, et les oracles se taisaient en écoutant les vagissements du petit enfant de Bethléem.
Le roi des rois, le mage des mages, était venu dans le monde, et les cultes, les lois, les empires, tout était changé!
Entre Jésus-Christ et Napoléon, le monde merveilleux reste vide.
Napoléon, ce Verbe de la guerre, ce messie armé, est venu fatalement et sans le savoir, compléter la parole chrétienne. La révélation chrétienne ne nous apprenait qu'à mourir, la civilisation napoléonienne doit nous apprendre à vaincre.
De ces deux Verbes contraires en apparence, le dévouement et la victoire, souffrir, mourir, combattre et vaincre, se forme le grand arcane de l'HONNEUR!
Croix du Sauveur, croix du brave, vous n'êtes pas complètes l'une sans l'autre, car celui-là seul sait vaincre qui sait se dévouer et mourir!