Mais je sais ce que c'est. C'est une Anglaise de passage avec sa petite bonne irlandaise.

—Pas du tout! interrompit un jeune homme orné de favoris roux. C'est une comtesse allemande et la lectrice polonaise qui l'accompagne en tous lieux.»

Et chacun, tirant de son côté, rentra dans le combat pour l'existence.

Angleterre et Irlande, Allemagne et Pologne? Je ne sais vraiment à laquelle des deux hypothèses m'arrêter. L'une n'est pas plus invraisemblable que l'autre, n'est-ce pas?

Si ça vous amuse, devinez.

Le Beaumarchais. 24 avril 1881[1].

[Note 1: Nous prenons soin de dater cette petite étude, faite exactement d'après nature: on l'a imitée et exploitée avec succès.]

La Veillée

L'été aux yeux bleus, l'été aux cheveux blonds et aux lèvres chanteuses, l'été couronné de rouges coquelicots, s'est envolé bien loin, bien loin, par delà les prés, par delà les monts, par delà les mers, sur son char léger comme un nid et qu'emportent deux fines hirondelles.

Les dahlias se sont fanés; on a rentré le regain; on a cueilli et mis au pressoir les grappes de la vendange. Le chaume a crié sous les guêtres du chasseur. La terre a laissé tomber sa joyeuse robe verte et s'est vêtue de brun. Et l'automne s'est endormi au fond des bois, sur un lit de feuilles mortes.