Le Maréchal-Ferrant est payé par le trésorier, sur un état que délivre le capitaine-commandant, après avoir fait visiter la ferrure par les officiers et sous-officiers de peloton. La forge est sous la surveillance du capitaine-instructeur, qui s’assure de la qualité et de la légèreté des fers, du bon emploi des clous, de l’approvisionnement de l’atelier en fers forgés, clous et lopins.
Lorsque le régiment est en marche, le colonel est tenu de veiller à l’entretien de la ferrure, et prescrit aux capitaines qui sont à la tête des compagnies, de faire pourvoir chaque homme monté de deux fers forgés et des clous nécessaires. Les cavaliers sont responsables de ce dépôt envers les Maréchaux.
Le Maréchal-Ferrant militaire est un ouvrier-soldat, brave au besoin, mais habituellement doux et pacifique. Dénué d’ambition, il n’est point entré au service avec l’idée qu’il avait un bâton de maréchal de France dans sa giberne. Il n’essaie point de se perfectionner dans l’école de peloton et le maniement des armes. Isolé de l’armée active, à laquelle il est cependant si indispensable, il ne songe qu’à s’acquérir la réputation de manier habilement le paroir et le rogne-pied.
La Marchande des Quatre Saisons.
IX.
LA MARCHANDE DES QUATRE-SAISONS.
J’entends Javotte,
Portant sa hotte,