XII.
LE VITRIER AMBULANT.
LE VITRIER-PEINTRE.
Selon Pline, l’usage du verre est dû à quelques marchands, qui, portant du nitre, s’arrêtèrent près d’une rivière nommée Belus, qui vient du mont Carmel. Comme ils ne trouvèrent pas de pierres pour appuyer leur marmite, ils se servirent de quelques mottes de ce nitre; l’action du feu, qui mêla le nitre avec le sable, fit couler une matière transparente, qui n’était autre chose que du verre.
Vigneul de Marville. Mélanges d’histoire et de littérature.
Sommaire: Vitrier ambulant.—Sa terre natale.—Frais de son établissement.—Bénéfices.—Logement et nourriture.—Exploitation en grand de la peinture.—Vitrerie.—Peintres de bâtiments, d’ornements, de lettres, de décors.—Comptes d’apothicaires.—Caractère des Ouvriers-Peintres.—Manière ingénieuse de faire sécher les peintures.—Apprentissage.—Costumes.—Le coin et la chapelle.—Vitrier-Peintre.
«V’là l’Vitri...i!»
Ainsi s’annonce le Vitrier ambulant dans les villes ou dans les campagnes; et aussitôt les habitants examinent si leurs carreaux sont au grand complet. Il répare en quelques minutes les ravages causés par le vent, la grêle ou la maladresse, trois fléaux ruineux et destructeurs. Son intervention opportune nous préserve des coups d’air et des rhumes de cerveau.
«A vos cheveux noirs, à votre teint brun, il est facile de voir que vous n’êtes pas d’ici, jeune homme.
—No, Signor, io sono Piemontese[20].»
[20] «Non, Monsieur, je suis Piémontais.»