Sachant l’influence de Mme Ratazzi souveraine, il alla frapper à sa porte.
On causa, on se comprit.
Mme Ratazzi parla du postulant au gendre que vous savez et le mit en sa présence.
Et dans le cabinet du gendre, voisin de celui du beau-père, en plein palais de l’Élysée… (mouvement prolongé), s’engagea un dialogue que l’histoire n’oubliera pas :
— Monsieur (c’est le gendre qui parle), avez-vous souscrit au Moniteur de l’Exposition universelle de 1889 (un des Moniteurs du gendre) ?
— Oui.
— Pour combien ?
— Pour 300 francs.
— Ayez donc la bonté d’ajouter un zéro, ce qui fera 3.000. Nous causerons ensuite de l’objet de votre visite… (Vive émotion).
Et la correspondance, que j’ai là dans mon dossier, nous montre le malheureux postulant en quête des 3.000 francs :