« Le premier terme de la série gouvernementale étant l’absolutisme, le terme final, fatidique, est l’anarchie. »

Et cette autre de Proudhon :

« L’anarchie, telle est la forme dont nous approchons tous les jours, et qu’une habitude invétérée d’esprit nous fait regarder comme le comble du désordre et l’expression du chaos. »

M. Ranc approuve ces deux propositions et affirme à son tour que :

« Le but de la Révolution, c’est la suppression même de l’autorité, c’est-à-dire du gouvernement. »

Et il donne, à son tour, cette définition de l’anarchie :

« L’élimination de l’autorité dans ses trois aspects politique, social, religieux ; la dissolution du gouvernement dans l’organisme naturel. »

Et il ajoute ces lignes que je livre à vos méditations :

« Pour les oisifs, pour les exploiteurs, pour les privilégiés, pour les jouisseurs, toute idée de justice est une idée de désordre, toute tentative contre les privilèges est une manifestation anarchique. La pensée seule de se soustraire à l’exploitation est une pensée coupable. Les oisifs, les privilégiés, veulent jouir en paix. »

Et il conclut :