Bdélycléon déclare son dessein de faire à son père une vie très-douce, au lieu de ce rude et triste métier de juge.
PHILOCLÉON.
Ah! La meilleure chère ne vaut pas pour moi le genre de vie dont tu me prives! Je ne me soucie de raie ni d'anguille! Un petit procès à l'étouffade est un mets qui me plairait mieux!
BDÉLYCLÉON.
C'est par habitude que tu aimes cela; mais, si tu consentais à m'écouter patiemment, je te ferais voir comme tu t'abuses.
PHILOCLÉON.
Je m'abuse quand je rends la justice?
BDÉLYCLÉON.
Tu ne sens pas que tu es le jouet de ces hommes que tu adores! Tu es leur esclave, sans t'en douter.