—Qu'y a-t-il?...

—C'est un mariage, leur répondait-on.

—Et un mariage cossu, à ce qu'il paraît.

—Tout ce qu'il y a de plus cossu... C'est un noble immensément riche, qui se marie, le comte de la Ville-Handry... Il épouse une demoiselle Américaine... Voici déjà longtemps qu'ils sont dans l'église, ils ne tarderont sans doute pas à sortir...

Sous le porche, une douzaine d'hommes, correctement vêtus de noir, gantés de jaune et dont on voyait la cravate blanche sous le pardessus, des «gens de la noce» évidemment, causaient en attendant la fin de la cérémonie.

S'ils s'amusaient, il n'y paraissait guère, quelques-uns dissimulaient mal des bâillements, et la conversation languissait, quand un petit coupé bas s'arrêta devant la grille du square.

—Messieurs, fit un jeune homme, je vous annonce M. de Brévan.

C'était lui, en effet.

Il descendit lentement de voiture, et sans se hâter s'avança de cet air flegmatique et froid qui lui était habituel.

De tous les invités groupés sous le porche, il connaissait une bonne partie; aussi, commença-t-il par distribuer à la ronde des poignées de main, puis d'un ton léger: