Dès lors, elle passa ses journées à chercher ces avis et à courir aux adresses indiquées... Mais là les mêmes difficultés se présentaient; puis c'étaient des questions à n'en plus finir:
—Qui êtes-vous?... d'où venez-vous?... chez qui avez vous travaillé?
Et toujours la même conclusion désolante:
—Nous n'avons pas d'ouvrage pour une personne comme vous.
Alors, elle eut recours aux bureaux de placement.
Elle en avait avisé un ayant à sa porte un grand tableau où il était offert des emplois pour toutes capacités, depuis 35 jusqu'à 1,000 francs par mois... Elle y monta.
Un monsieur, très-verbeux, après lui avoir fait déposer une certaine somme, lui jura qu'il avait son affaire et la fit revenir dix fois inutilement.
A la onzième, après une nouvelle consignation, il lui remit l'adresse de deux maisons, affirmant que dans l'une ou dans l'autre elle se caserait avantageusement.
Ces deux maisons étaient deux débits de prunes, où on demandait des demoiselles de comptoir pour verser les petits verres et attirer la pratique...
Ce devait être la dernière tentative de Mlle de la Ville-Handry.