—C'est cela, fit le brocanteur, en ce moment il est peut-être temps encore de secourir cette jeune fille; quand vous reviendrez, il sera trop tard.

—Que faut-il donc faire?

—Briser la porte.

—C'est que je n'ose...

—Eh bien! j'oserai, moi!

Et, appuyant son épaule contre le bois vermoulu, le digne homme n'eut qu'une secousse à donner pour chasser le pêne de sa gâche.

Aussitôt il y eut parmi les curieux un mouvement instinctif de recul, une véritable panique.

De la porte grande ouverte des flots de gaz mortels s'échappaient.

Cependant, la curiosité ne tarda pas à triompher de la peur. Nul ne doutait que la malheureuse jeune fille ne fût là, morte, et chacun insensiblement se rapprochait tendant le cou pour tâcher de voir...

Vains efforts! La lumière de la lampe s'était éteinte dans l'atmosphère viciée par l'acide carbonique, et l'obscurité y était profonde, intense, effrayante.