—Aussi ai-je bien l'intention de voir le docteur, répondit maître Folgat. Mais, avant tout, il faudrait retrouver ce misérable idiot...
—Vous avez entendu monsieur Séneschal, monsieur, il a mis la gendarmerie à sa poursuite.
Antoine se permit une grimace.
Quand les gendarmes prendront Cocoleu, déclara-t-il, c'est qu'il aura voulu se laisser prendre.
—Pourquoi, s'il vous plaît?
—Parce que, messieurs, il n'y a personne comme cet innocent pour connaître les coins et les recoins du pays, les trous, les fourrés, les cachettes, et qu'avec l'habitude qu'il a eu de vivre comme un sauvage, de fruits, de racines et d'oiseaux, il peut, en cette saison, rester trois mois sans approcher d'une maison.
—Diable! fit maître Folgat, désappointé.
—Je ne connais qu'un homme, continua le vieux serviteur, capable de dénicher Cocoleu, c'est le fils de notre métayer, Michel, ce gars que vous avez vu en bas.
—Qu'il vienne! dit M. de Chandoré.
Appelé, Michel ne tarda pas à paraître, et quand on lui eut expliqué ce qu'on attendait de lui: