—Je vous rends votre liberté pour ce soir, Lucien, dit-il.
Mais ce n'était pas le compte de Me Roberjot.
Il lui suffisait de ce qu'il avait surpris de la discussion pour être persuadé que le père et le fils ne s'étaient pas entendus, comme il l'avait un instant soupçonné.
—Je tiendrais beaucoup, mon cher... baron, dit-il, à ce que monsieur votre fils assistât à notre entretien...
Difficilement, M. Verdale maîtrisa un mouvement d'impatience.
—Restez donc, dit-il à son fils.
Et se retournant vers son ancien camarade:
—Et maintenant, mon cher, fit-il, à quoi dois-je le plaisir de votre visite?...
Pendant le trajet de la rue Taitbout à l'avenue d'Antin, Me Roberjot avait eu le temps de préparer, non ce qu'il dirait, il n'en avait pas besoin, mais la façon dont il conduirait cette négociation.