—Voici les faits, commença-t-il d'un ton sec, et je vous ferai remarquer, mon cher... baron, que c'est en mon nom que je parle, tout autant, si ce n'est plus, qu'au nom de M. Raymond Delorge, mon ami.

L'ancien architecte s'inclina cérémonieusement.

—Donc, reprit Me Roberjot en soulignant chacun des mots qu'il prononçait, nous venons... amicalement, vous prier de vouloir bien faire remettre en liberté le duc de Maillefert, arrêté,—oh! malgré vous, nous savons cela, vous l'avez dit ce tantôt devant M. le docteur Legris, que voici, mais enfin arrêté sur une dénonciation de M. le comte de Combelaine...

Encore bien qu'il dût s'attendre à quelque chose de semblable, M. Verdale était devenu fort pâle.

—Malheureusement, répondit-il, vous vous abusez sur mon influence... Maintenant que la justice est saisie, je ne puis plus rien. M. de Maillefert, innocent ou coupable...

—Vous savez mieux que personne qu'il n'est pas coupable!... interrompit froidement Me Roberjot.

Et du geste, imposant silence à l'ancien architecte:

—Attendez, fit-il, ce n'est pas tout. M. de Combelaine prétend épouser Mlle Simone de Maillefert, qui est aimée de M. Raymond Delorge et qui l'aime... Ce mariage serait la mort de cette malheureuse jeune fille; nous venons... amicalement toujours, vous prier de l'empêcher.

Peut-être pour dissimuler son trouble, M. Verdale s'était levé.

—Mais c'est de la folie!... s'écria-t-il.