—Faites ce que je demande, insista l'avocat.

Une affreuse indécision se lut sur le visage de M. Verdale; puis, tout à coup:

—Eh bien! non! s'écria-t-il. Mieux vaut que mon fils sache que cette lettre contenait l'aveu d'une de ces légèretés que la jeunesse explique...

—D'une de ces légèretés qui ont conduit le pauvre Philippe de Maillefert en prison.

M. Verdale essaya de se révolter.

—Je n'admets pas la comparaison, dit-il.

—Et vous devez avoir raison, fit Me Roberjot d'un ton ironique. Je m'en rapporterais, au besoin, à la façon dont vous vous jugiez à l'époque. Peut-être avez-vous oublié les termes de votre lettre, moi je les ai encore présents à la mémoire.

«Ami Roberjot, m'écriviez-vous, si au reçu de cette lettre, tu la portes au procureur de la République, il s'empressera de décerner contre moi un mandat d'amener...

«Et je serai arrêté, jugé et condamné... Je me suis approprié, grâce à un faux, le titre que tu m'avais confié.»

Et c'était signé de votre nom, en toutes lettres: Verdale, avec votre paraphe...