—Ce n'en serait peut-être pas une en cour d'assises, si vous n'étiez pas couvert par la prescription... C'en sera une dans un procès civil, où j'appellerai en témoignage M. Coutanceau, votre ancien... protecteur.

L'ancien architecte se taisait.

Il essayait, en dépit de son trouble, de mesurer la portée de ces menaces.

—Le témoignage de M. Coutanceau vous semble-t-il insuffisant? ajouta Me Roberjot... Il en est un autre que j'invoquerais.

—Lequel?

—Celui de votre fils.

Violemment, M. Verdale recula, comme s'il eût vu tout à coup se dresser un spectre.

—Et vous croyez, s'écria-t-il, que mon fils élèverait la voix pour accuser son père, pour déshonorer le nom qu'il porte!

—J'ai sa parole, prononça froidement Me Roberjot.

Et s'adressant à M. Lucien Verdale: