—Ainsi, commença Me Roberjot, vous n'êtes pour rien dans l'arrestation de M. de Maillefert?
L'ancien architecte eut un beau geste de protestation indignée.
—En douteriez-vous donc! s'écria-t-il.
—Eh! eh! fit le docteur Legris.
—C'est qu'alors je me suis mal expliqué, messieurs, oui, bien mal!... Quoi! vous ne voyez pas qu'en toute cette déplorable aventure, après avoir été joué, je suis indignement sacrifié!...
—Cependant...
—Oui, sacrifié, car en perdant Philippe de Maillefert Combelaine risque de me perdre. Depuis que je sais cette arrestation, je suis comme fou. Elle peut avoir pour moi des suites désastreuses. Philippe est le sous-directeur de la Caisse rurale, mais j'en suis le directeur, et c'est sur moi que retombe la responsabilité de sa nomination. Je vais être appelé en garantie par les actionnaires, tracassé par le juge d'instruction; la justice va vouloir fourrer le nez dans nos affaires...
Tout cela était fort plausible.
—Et cependant, reprit Me Roberjot, comment se fait-il que M. de Maillefert, lors de son arrestation, vous ait envoyé dire, aussi bien qu'à M. de Combelaine, qu'il consent à tout?...
—C'est qu'il me suppose complice de Combelaine.