—C'est que, répondit-il avec un visible embarras, c'est que...
—Mlle Simone garderait-elle l'argent?
—Je ne dis pas cela...
—Alors que devient-il? Car elle vend, nous sommes bien renseignés; nous avons un ami en Anjou, le baron de Boursonne, et c'est par lui que nous savons que l'acquéreur des biens de Maillefert, c'est vous, cher monsieur Verdale...
M. Verdale tressauta.
—Ah!... permettez, interrompit-il, j'ai acheté des terres, c'est vrai, mais ce n'est pas en mon nom, c'est au nom de la Caisse rurale, que je veux faire bénéficier d'une bonne et sûre opération...
—C'est généreux de votre part... mais que les achats soient faits à votre nom ou à celui de la Caisse rurale, vous payez, j'imagine. Que deviennent les fonds?...
Pour n'être pas fort apparent, le trouble de M. Verdale n'en était pas moins réel.
—Rien n'a été payé encore, balbutiait-il; comme toujours j'ai eu la main forcée. Combelaine voulait garder sur M. Philippe un pouvoir qu'il eût perdu, si le déficit eût été comblé...
De la tête, et de l'air le plus débonnaire, Me Roberjot semblait approuver.