«Ce cocher, interrogé, a déclaré que le général Delorge, après cette visite, lui avait paru extrêmement agité.
«Et l'instruction, sans attacher une grande importance à cette déposition, la relève toutefois, à titre de renseignement.
«Quoi qu'il en soit, le général se présenta à l'Élysée vers dix heures et demie.
«Il s'y trouvait peu de monde: des militaires, des représentants du peuple, quelques hauts fonctionnaires et plusieurs membres du corps diplomatique, dont l'un, M. Fabio Farussi, particulièrement connu du général, a été entendu au cours de l'instruction.
«Huit ou dix dames au plus assistaient à cette réunion.
«Le prince-président ne s'y trouvait pas.
«Après avoir présenté ses respects à Mme Salvage, qui faisait les honneurs de la résidence présidentielle, le général Delorge, qui avait aperçu dans les salons plusieurs personnes de sa connaissance, s'en approcha pour les saluer.
«Il était si pâle que tout le monde en fit la remarque, et que même on lui demanda s'il n'était pas indisposé.
«Ses lèvres tremblaient, dit dans sa déposition M. Fabio Farussi, et ses yeux avaient une expression étrange.
«A toutes les personnes à qui il donnait la main il demandait:—Est-ce que M. de Maumussy n'est pas venu ce soir? Est-ce que M. de Combelaine n'est pas encore arrivé?...