«Il avait en prononçant ces deux noms un accent très saisissable de haine et de menace, et il était clair qu'il faisait, pour paraître calme, les plus violents efforts.

«En de telles dispositions, une conversation suivie devait lui être insupportable. C'est pourquoi, il s'approcha d'une table d'écarté et se mit à parier.

«Là encore, les joueurs furent frappés de sa contenance singulière. Il était si peu au jeu, qu'à tout moment il fallait l'y rappeler. Ses yeux ne quittaient pas la porte du salon.

«Cela durait depuis une heure, lorsque tout à coup on le vit s'éloigner de la table de jeu.

«On venait d'annoncer le comte de Combelaine.

«Vivement, le général s'avança vers ce nouvel arrivant, et ils se mirent à causer avec une véhémence assez inconvenante pour que tout le monde en fût surpris.

«Cependant, ils parlaient assez bas, pour que de tout ce qu'ils disaient on ne pût saisir que des lambeaux de phrases.

«—Retirons-nous, disait le général... ici on nous remarque... il faut que nous soyons seuls, face à face.

«A quoi M. de Combelaine répondait:

«—Attendons au moins l'arrivée de Maumussy; je vous affirme qu'il va venir.