VII
Le lendemain de l'arrivée aux Rosiers de Mme la duchesse de Maillefert, le matin, Raymond fumait un cigare sur la porte du Soleil levant, en attendant M. de Boursonne, lorsque le facteur lui remit une lettre de Paris.
Reconnaissant sur l'adresse l'écriture de Me Roberjot, il s'empressa de rompre le cachet et lut:
«Mon cher Raymond,
«Lors du départ de notre ami Jean, il fut convenu, vous devez vous le rappeler, qu'il m'adresserait toutes celles de ses lettres où il parlerait du but réel de son voyage.
«Il n'y avait que ce moyen d'être sûr que le secret de ses espérances et des nôtres ne serait pas surpris par sa mère ou par la vôtre.
«Jean s'est souvenu de nos conventions.
«Je reçois à l'instant une lettre de lui, et je m'empresse de vous en adresser une copie...»
Mais Me Roberjot n'avait pas voulu confier au plus intime de ses secrétaires la lettre qui lui était adressée, et c'est de sa grosse écriture qu'était cette copie:
«Mon cher maître,