—Ce serait le salut.
—Je n'en sais rien; mais je sais que ce serait répondre à des manœuvres infâmes par une combinaison honteuse et indigne de nous.
—Avons-nous donc le choix?...
—Non, mais moi, je ne suis pas libre... Mes revenus ne sont qu'un dépôt sacré; ils appartiennent, en réalité, à mon frère et à ma mère; je n'ai pas le droit de les en priver...
Cette lueur que Raymond avait entrevue s'évanouissait.
—Vous n'auriez pas à les en priver, mademoiselle, insista-t-il. Si Mme de Maillefert pouvait croire une minute seulement à la réalité de vos menaces, elle céderait immédiatement...
—Peut-être... Vous ne connaissez pas ma mère...
—Je sais qu'il lui faut de l'argent à tout prix...
—C'est vrai, mais son orgueil et son obstination dominent encore ses convoitises.
—Elle céderait!... murmura Raymond.