C'est avec une émotion aisée à comprendre, que Raymond écoutait. Sa destinée n'était-elle pas en quelque sorte liée aux événements politiques?
—Et ensuite?... interrogea-t-il.
Gaîment Me Roberjot fit claquer ses doigts.
—Ensuite, dit-il, ce sera l'heure de la justice, pour ceux qui comme vous l'attendent depuis dix-huit ans. Ensuite, ce ne sera plus un niais solennel, tel que M. Barban-d'Avranchel, qui interrogera le sieur de Combelaine et le sire de Maumussy, et il faudra bien que le jardin de l'Élysée livre son secret...
C'étaient là de trop brillantes perspectives pour que Raymond ne s'en défiât pas.
—Seul Laurent Cornevin peut dire la vérité, prononça-t-il.
—Et il la dira, soyez tranquille.
—Tranquille!... Alors véritablement vous croyez à sa présence à Paris?
La plus vive surprise se peignit sur les trait mobiles de l'avocat.
—Vous n'avez donc pas lu la lettre de Jean!... s'écria-t-il.