L’embarras de Pascal redoubla.
—Elle n’a pas d’autre nom, répondit-il très-vite, et elle ne connaît pas ses parents... Elle demeurait dans notre rue, autrefois, avec sa gouvernante, Mme Léon, et une vieille domestique... C’est là que je l’ai aperçue pour la première fois... Elle habite maintenant l’hôtel du comte de Chalusse, rue de Courcelles...
—A quel titre?
—C’est le comte qui a pris soin d’elle... c’est à lui qu’elle doit son éducation... Il est comme son tuteur... et sans que jamais elle m’ait rien dit à ce sujet, je suppose que M. de Chalusse est son père...
—Et cette jeune fille t’aime, Pascal?...
—Je le crois, ma mère... Elle m’a juré qu’elle n’aurait jamais d’autre mari que moi.
—Et le comte?...
—Il ne sait, il ne soupçonne rien... De jour en jour je remettais à tout te dire et à te prier d’aller trouver M. de Chalusse... Ma position est si modeste encore... Le comte est immensément riche, il a l’intention de donner à Marguerite une dot énorme, deux millions, je crois...
Mme Férailleur l’interrompit d’un geste.
—Ne cherche plus, prononça-t-elle, voilà d’où part le coup.