Le baron sorti, Mme Férailleur se leva.

—Pascal, s’écria-t-elle, cet homme sait quelque chose et tes ennemis sont les siens, je l’ai lu dans ses yeux... Il t’a clairement dénoncé M. de Coralth...

—J’ai entendu, ma mère, et mon parti est pris... Je dois disparaître... De ce moment, Pascal Férailleur n’existe plus...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Le soir même, deux grandes voitures de déménagement stationnaient devant la maison où demeurait Mme Férailleur.

Elle venait de vendre son mobilier en bloc à un marchand de meubles, afin de rejoindre son fils, parti, disait-elle, pour l’Amérique.

VI

—On m’attend... Je repasserai vers minuit... J’ai encore à faire quantité de visites urgentes...

Voilà ce qu’avait dit à Mlle Marguerite le docteur Jodon.

Le fait est qu’en sortant de l’hôtel de Chalusse, après s’être assuré que M. Casimir faisait répandre de la paille sur la chaussée, le docteur reprit tout bonnement le chemin de son logis.