Et, à l’appui de son dire, il raconta comme quoi le comte l’avait déchirée sans la lire, comment il en avait été désolé ensuite, et comme quoi il en avait recherché les débris pour retrouver une adresse qu’on lui donnait...
—Et la preuve, ajouta-t-il, c’est que défunt Monsieur devait passer chez vous pour vous prier de lui dénicher la personne qui lui écrivait.
—Êtes-vous sûr de cela?...
—Sûr comme je le suis de boire du Pomard!... s’écria M. Casimir en vidant son verre.
Rarement le «pisteur d’héritages» avait eu la gorge serrée par une semblable émotion.
Que cette lettre fût le mot du problème dont la solution pouvait l’enrichir, il n’en doutait pas: son flair si exercé le lui affirmait.
—L’a-t-on retrouvée, cette lettre? demanda-t-il.
—Eh!... je l’ai, s’écria triomphalement le valet de chambre, je l’ai dans ma poche, et complète, qui plus est.
Le coup fut si fort que M. Fortunat pâlit... de joie.
—Tiens!... Tiens!... fit-il, elle doit être curieuse!