—La dame que je demande, répondit-il, a dû, hier jeudi, 15, entre trois et six heures, attendre une visite avec une impatience et une anxiété qui n’ont pu vous échapper.
Ce détail réveilla la mémoire paresseuse du monsieur à la loupe, lequel n’était autre que le mari de la jeune femme, le propriétaire en personne de l’hôtel de Hombourg.
—Eh!... dit-il à son épouse, monsieur parle de la voyageuse du Nº 2, tu sais bien... celle qui a voulu absolument le grand salon.
La jeune femme se frappa le front.
—C’est juste!... Où donc avais-je l’esprit!...
Et se tournant vers M. Fortunat:
—Excusez mon oubli, monsieur, ajouta-t-elle... Cette dame n’est plus chez nous et elle n’y est restée que quelques heures.
Cette réponse n’avait rien qui dût surprendre le chasseur d’héritiers, il la prévoyait, ce qui n’empêche qu’il prit l’air le plus consterné qu’il put.
—Quelques heures! répéta-t-il comme un écho désolé.
—Oui, monsieur. Elle est arrivée ici sur les onze heures du matin, n’ayant avec elle qu’un gros sac de voyage... et elle est repartie le même soir à huit heures.