Un de ces deux hommes était M. Wilkie, Chupin le reconnut parfaitement.

—Allons bon! dit-il, voilà le commencement de la fin.

Juste comme il disait cela, le chapeau de M. Wilkie tomba sur le rebord de la fenêtre, glissa sur la corniche et fut lancé sur le trottoir...

Machinalement, Chupin le ramassa, et il le tournait et le retournait entre ses mains, lorsque M. Wilkie, se penchant à la fenêtre, cria d’une voix avinée:

—Holà!... eh!... Qui est-ce qui a trouvé mon chapeau?... Récompense honnête... un verre de champagne et un londrès, à qui me le rapportera, cabinet Nº 6.

Chupin hésita...

Monter, c’était risquer de compromettre le succès de sa mission... D’un autre côté, la curiosité l’émoustillait, et il n’eût pas été fâché de voir de ses yeux comment s’amusaient ces jeunes messieurs... Puis, c’était une occasion d’examiner de très-près ce joli vicomte qu’il était positivement sûr d’avoir déjà rencontré sur son chemin sans pouvoir se rappeler où ni comment.

Cependant, M. Wilkie, de sa fenêtre, l’avait aperçu.

—Arrivez donc, farceur!... lui cria-t-il, vous n’avez donc pas soif!

L’idée du vicomte décida Chupin. Il entra, gravit lentement le roide escalier, et il arrivait au palier de l’entresol, quand un monsieur en habit noir, bien rasé, assez gras, blond et très-pâle, lui barra le passage et rudement lui demanda: