—Allez, dit le dénicheur d’héritages.

Seulement, au lieu de s’asseoir, il se mit à examiner la pièce où il se trouvait, et aussi, par une porte entrebâillée, une pièce voisine. Il avait cette opinion qu’un logis reflète le caractère de qui l’habite, aussi sûrement qu’une coquille indique la forme de l’animal qui y vit.

M. Wilkie était confortablement logé, mais son appartement était orné avec une profusion prétentieuse et d’un goût plus que douteux.

Il s’y voyait peu de livres, mais en revanche des cravaches, des fouets de toutes formes, des éperons, des fusils, des carniers et des cartouchières, enfin quantité de ces ustensiles ridicules dont un sportsman ne saurait se passer.

Aux murs, point de tableaux. Des portraits de chevaux célèbres trahissaient immédiatement le gentleman propriétaire pour sa part d’un huitième de rosse qualifiée cheval de courses.

Ayant vu, M. Fortunat sourit.

—Mon gaillard, pensa-t-il, est un de ces petits messieurs qui veulent se moucher plus haut que le nez... Entre mes mains, il ne pèsera pas une once...

Il s’arrêta; le petit domestique rentrait, qui lui dit:

—Monsieur est dans la salle à manger, si monsieur veut passer...

Le guetteur de successions passa et se trouva en face de M. Wilkie, lequel déjeunait d’une tasse de chocolat.