Depuis cette lettre fatale qui lui, avait été remise par Mme Léon, il voyait Marguerite perdue pour lui sans retour... Dès lors, à quoi bon lutter!... Quel serait le prix de sa victoire si, par miracle, à force de patience et d’énergie il triomphait?... Marguerite perdue, que lui importait le reste...

Il se disait cela, et en même temps il se sentait pénétré d’un désespoir d’autant plus profond qu’il était calme, et pour ainsi dire réfléchi.

Ah! s’il eût été seul au monde!... Mais il avait sa mère, il se devait à cette femme énergique dont la voix, une fois déjà, avait fait tomber de ses mains l’arme du suicide.

—Je me débattrai donc, je lutterai puisqu’il le faut, murmura-t-il, en homme qui d’avance prévoit l’inutilité de ses efforts...

Il s’était levé, cependant, et il achevait de s’habiller quand on frappa doucement à la porte de sa chambre.

—C’est moi, mon fils! fit au dehors la voix de Mme Férailleur.

Pascal s’empressa d’ouvrir.

—Je viens te chercher, lui dit sa mère, parce que cette femme de ménage dont tu m’as parlé hier soir, Mme Vantrasson, est en bas, et avant de l’accueillir je désire ton avis.

—Cette femme ne te plaît donc pas, chère mère!...

—Je veux que tu la voies.