—Eh bien!... M. Férailleur, demanda-t-il, devinez-vous mes intentions?

—Je le crois, monsieur... Vous voulez probablement me mettre à même d’entendre l’entretien que vous allez avoir avec M. de Valorsay.

—Juste... Je laisserai la porte ouverte. A vous d’écouter.

Ce mot «écouter» avait été, certes, prononcé sans amertume, sans reproche, et cependant Pascal ne put s’empêcher de rougir et de baisser la tête.

—Je veux vous prouver, poursuivit le baron, que vos soupçons s’égarent. Fiez-vous à mon adresse pour vous le démontrer... Je saurai conduire la conversation comme un interrogatoire, de telle sorte qu’après le départ du marquis vous serez bien forcé de confesser que vous vous trompiez...

—Ou vous reconnaîtrez que j’avais raison, monsieur.

—Soit! Personne n’est à l’abri d’une erreur, et je ne suis pas têtu.

Il se levait, Pascal le retint.

—Je ne sais déjà, monsieur, prononça-t-il, comment vous témoigner ma gratitude, et cependant... si j’osais... si je ne craignais d’abuser, je vous demanderais encore un service.

—Parlez, monsieur Férailleur.