C’était l’ancien Chupin qui ressuscitait... Toto Chupin tel qu’on l’avait connu avant sa conversion.
Et lui-même, se donnant un dernier coup d’œil dans le petit miroir suspendu au-dessus de sa table, fut étonné de sa physionomie...
—Cristi! murmura-t-il, je marquais mal, dans ce temps-là!
Il avait pris toutes sortes de précautions pour ne faire aucun bruit en s’habillant, mais en vain. Sa mère, avec cette prodigieuse acuité d’ouïe des aveugles, avait suivi tous ses mouvements aussi sûrement que si elle eût été près de lui, y voyant...
—Tu viens de te changer, Toto? demanda-t-elle.
—Oui, m’man...
—Pourquoi as-tu mis ta blouse, mon fils?
Si accoutumé qu’il fût à l’étrange perspicacité de sa mère, il fut stupéfait... Mais il ne songea pas à nier... Elle n’eût eu qu’à étendre la main pour s’assurer qu’il mentait.
—C’est pour une course que j’ai à faire, répondit-il.
Le visage si doux de l’aveugle était devenu sévère.