D’un bond, tous les domestiques furent debout.
—Arrivez, poursuivit le cocher; dépêchez-vous. C’est un bourgeois que je conduisais ici, vous devez le connaître... il est là, dans ma voiture!...
Sans plus écouter, les domestiques s’élancèrent dehors, et alors leur fut expliquée l’explication confuse du cocher.
Dans le fond de la voiture, qui était un grand fiacre, un homme gisait, affaissé, replié plutôt sur lui-même, immobile, inerte.
Il avait dû glisser de côté, le haut du corps en avant, et par suite des cahots, sa tête s’était engagée sous la banquette de devant.
—Pauvre diable! murmura M. Casimir, il aura eu un coup de sang!
Il s’était penché vers l’intérieur du fiacre, en disant cela, et ses camarades s’approchaient, quand tout à coup, brusquement, il se rejeta en arrière en poussant un grand cri.
—Ah! mon Dieu!... c’est M. le comte.
A Paris, dès qu’il y a seulement l’apparence d’un accident, les badauds jaillissent pour ainsi dire des pavés. Déjà il y avait plus de cinquante personnes autour de la voiture.
Cette circonstance rendit à M. Casimir une partie de son sang-froid.