—Venez me déshabiller, dit-il à Florent; il faut que je sorte de bonne heure demain...

Cet ordre ne devait pas être perdu pour Chupin, et dès sept heures le lendemain, il montait la garde devant la porte de M. de Coralth...

Et ainsi, pendant la journée du lundi, il put le suivre chez M. de Valorsay, puis chez un homme d’affaires, puis chez M. Wilkie, chez la baronne Trigault dans l’après-midi, et enfin, le soir, chez Mme d’Argelès...

Là, mêlé aux domestiques, empressé à ouvrir les portières des voitures qui s’arrêtaient devant l’hôtel, il recueillit quelque chose de l’affreuse scène qui venait d’avoir lieu entre la mère et le fils...

Il vit sortir M. Wilkie, les vêtements en désordre, puis le vicomte de Coralth dont il reprit la trace et qu’il vit courir chez le marquis de Valorsay d’abord, puis une fois encore chez M. Wilkie, où il resta presque jusqu’au jour.

De la sorte, quand le lendemain, mardi, sur les deux heures, il se présenta chez M. Fortunat, Chupin tenait presque tous les fils—croyait-il—des honteuses intrigues que menait de front le vicomte...

Le «dénicheur d’héritages» savait son employé intelligent, mais non tant que cela, certainement, et ce n’est pas sans une secrète envie qu’il écouta le rapport circonstancié et parfaitement clair qu’il lui fit...

—C’est que j’ai été moins heureux que vous, lui dit-il, quand il eut terminé...

Mais il n’eut pas le temps de dire en quoi ni comment...

Juste comme il commençait, Mme Dodelin parut, annonçant que la jeune dame que monsieur attendait était là...