—Et ces fautes sont d’autant plus remarquables, appuya-t-elle, que cette lettre est tout simplement copiée...
—Oh!...
—Textuellement... Hier soir, pendant que je l’examinais pour la vingtième fois, il me sembla que je l’avais déjà lue quelque part... Où, et en quelle circonstance? C’est ce que j’ai cherché une partie de la nuit inutilement... Mais ce matin, tout à coup, la mémoire m’est revenue, et je me suis rappelée très-nettement un ouvrage dont les ouvrières de notre fabrique faisaient leurs délices, et dont j’avais ri très-souvent... C’est pourquoi ce tantôt, pendant que j’étais en courses, je suis entrée chez un libraire et j’ai acheté ce livre... C’est lui que tu vois là, sur le coin de la cheminée... Prends-le.
Pascal obéit et fut singulièrement étonné de ce volume, dont le titre était ainsi disposé:
INDISPENSABLE
SECRÉTAIRE
UNIVERSEL ET COMPLET
des deux sexes
POUR TOUTES LES POSITIONS DE LA VIE
—Regarde à la page que j’ai marquée, dit Mme Férailleur à son fils...
«(MODÈLE 198).—LETTRE D’UNE JEUNE DEMOISELLE AYANT JURÉ A SON PÈRE MOURANT DE RENONCER A CELUI QU’ELLE AIME ET D’ACCORDER SA MAIN A UN AUTRE.
«Monsieur,
«Suppliée par M... par mon père à l’agonie, je n’ai pas eu le courage de résister... etc., etc.»