Certes il en coûtait à Pascal d’entendre toutes ces injures adressées au baron... Elles l’irritaient d’autant plus que c’était lui qui y avait exposé ce digne homme...
Mais un geste, un froncement de sourcil pouvaient compromettre le succès de son entreprise; il sut rester impassible.
—J’avoue, monsieur le marquis, prononça-t-il froidement, que je ne m’explique pas votre emportement... Que vous soyez mécontent, je le conçois, mais de là à vous mettre si fort en colère...
—Ah! c’est que vous ne savez pas...
Il s’arrêta court. Il était temps. La vérité lui montait aux lèvres.
—Quoi? interrogea Pascal.
Mais déjà M. de Valorsay était retombé en garde.
—J’ai, ce soir, une dette à payer, répondit-il à tout hasard, sacrée, qui ne peut se remettre... enfin, une dette de jeu.
—De cent mille francs?
—Non, elle n’est que de vingt-cinq mille...