—Eh! prince, en France on ne fait pas à un escroc l’honneur de croiser le fer avec lui...

—C’est bien ce que mon intendant, qui est Français, m’a dit, mais n’importe!... D’ailleurs, je ne suis pas assez certain de la chose pour l’ébruiter... Je n’ai pas encore de preuves positives...

Il était clair qu’il avait une peur affreuse, et qu’il importait, avant tout, de le rassurer.

—Voyons, insista le baron, nommez-nous toujours votre homme... Monsieur que voici—et il montrait Pascal—est un de mes bons amis; je vous réponds de lui comme de moi-même; nous allons vous jurer sur l’honneur de ne révéler à personne, sans votre autorisation expresse, le secret que nous vous demandons de nous confier...

—Bien vrai?

—Vous avez notre parole d’honneur, répondirent ensemble le baron et Pascal.

Après avoir, à deux reprises, promené autour de lui un regard inquiet, le digne Turc parut prendre son courage à deux mains:

Mais non!... il réfléchit, et d’un accent résolu:

—Définitivement, déclara-t-il, mes certitudes ne sont pas assez absolues pour que je risque de compromettre un homme qui appartient au meilleur monde, bien posé, très-considéré, fort riche et qui n’entendrait pas raillerie sur ce chapitre...

Il était clair qu’il ne parlerait pas... Le baron haussa les épaules, mais Pascal bravement s’avança...