—Et quand me donnerez-vous ces titres? bégaya-t-il.

—Vous les aurez avant de sortir d’ici... Mais il faut que je vous parle...

XIV

Si bouleversé qu’il fût et tout en désordre, M. Wilkie ne cessait de penser à M. de Coralth et au marquis de Valorsay.

Qu’eussent-ils fait, à sa place, et comment modeler son maintien sur l’attitude probable de ces deux parfaits miroirs de la «haute vie?»

Évidemment ils eussent affiché cet air impassible et insolemment ennuyé qui est l’expression la plus sublime et le dernier mot de la distinction.

Tout plein de cette idée, et enflammé de la plus louable émulation, il se campa sur une des malles, les jambes croisées, affectant de comprimer un bâillement et grommelant entre ses dents:

—Bon!... encore des phrases et du mélodrame. C’est ça qui ne va pas être drôle!

Tout entière aux souvenirs qu’elle allait évoquer, Mme d’Argelès ne remarqua pas l’impertinence de M. Wilkie...

—«Oui, il faut que je vous parle, reprit-elle enfin d’une voix haletante, et que pour vous plus que pour moi, je vous dise qui je suis et à travers quelles circonstances douloureuses je suis arrivée jusqu’à ce jour, qui pour moi est la fin de tout...