Peste!... On devenait sérieux, et c’était à qui aurait le plaisir, l’avantage, l’honneur... de serrer la main d’un garçon de tant de revenus.

C’est ainsi que M. de Valorsay avait offert à M. Wilkie de Gordon-Chalusse, de le présenter à la fête, annoncée chez le baron Trigault.

Ce ne devait être qu’une soirée d’hommes, une séance monstre de jeu, mais on savait le baron magnifique et pour irriter la curiosité, sans doute, il avait dit et le Figaro avait répété qu’il réservait une surprise à ses invités... Oh! mais une surprise!...

C’était le lendemain de l’arrestation de Mlle Marguerite que devait avoir lieu cette fête, et le soir, entre neuf et dix heures, M. de Valorsay et M. de Coralth, habillés et prêts l’un et l’autre, attendaient que M. Wilkie vînt les prendre, ainsi qu’il était convenu.

Ils étaient fort gais l’un et l’autre, les appréhensions du vicomte s’étaient dissipées, le marquis oubliait les douleurs de sa jambe cassée à la Marche.

—Marguerite ne sortira de prison que pour m’épouser, disait M. de Valorsay triomphant.

Ou encore:

—Quel merveilleux instrument que ce Wilkie? Sur un mot en l’air, il a donné congé à tous ses domestiques, l’hôtel de Chalusse va être désert, Mme Léon et Vantrasson pourront opérer à loisir.

Dix heures sonnèrent, M. Wilkie parut.

—Venez-vous, excellents bons, dit-il, mon huit-ressorts est en bas.