—Qu’avez-vous, marquis?

Il n’avait rien, sinon qu’il se sentait pris au piége, et ses regards affolés cherchaient une porte, une fenêtre, une issue, pour fuir.

Mais un mot d’ordre, évidemment, avait été donné.

Brusquement, tous les invités répandus dans les salons affluèrent dans la galerie, et les portes furent fermées...

Et alors, avec une solennité qu’on ne lui connaissait pas, le baron Trigault alla prendre la main du soi-disant Mauméjan, et le conduisant au centre de la galerie, devant la cheminée:

—Messieurs, prononça-t-il d’un accent irrésistible d’autorité, Monsieur est M. Pascal Férailleur, cet honnête homme qui, chez la d’Argelès, fut accusé d’avoir triché au jeu. Vous vous devez de l’entendre!...

Visiblement, Pascal était extraordinairement ému.

L’étrangeté de la situation, la certitude de l’éclatante réhabilitation, la joie peut-être de la vengeance, le silence, si profond qu’on entendait les respirations haleter, tous les regards obstinément rivés sur lui, le troublaient. Mais ce fut l’affaire d’une seconde.

Il se redressa l’œil plein d’éclairs, et d’une voix ferme et vibrante, il dit, mais sans prononcer le nom de ses ennemis, la ténébreuse intrigue qui s’était agitée autour des millions du comte de Chalusse, et de quelles machinations abominables Mlle Marguerite et lui avaient été victimes...

Quand il eût achevé, enflant encore la voix: