M. Daburon ouvrit la bouche pour demander une explication, mais le vieux policier poursuivit:

—Ce n'est pas tout encore: un innocent, Albert, est en prison...

—Il n'y sera plus dans une heure, répondit le magistrat; un moment avant votre arrivée, j'ai pris toutes mes dispositions pour sa mise en liberté; occupons-nous de l'autre.

Ni le père Tabaret ni M. Daburon ne remarquèrent la disparition du comte de Commarin. Au nom de Noël, il avait gagné doucement la porte et s'était élancé dans la galerie.

XIX

Noël avait promis de faire toutes les démarches du monde, de tenter l'impossible pour obtenir l'élargissement d'Albert.

Il visita en effet quelques membres du parquet et sut se faire repousser partout.

À quatre heures, il se présentait à l'hôtel Commarin pour apprendre au comte le peu de succès de ses efforts.

—Monsieur le comte est sorti, lui dit Denis, mais si monsieur veut prendre la peine de l'attendre...

—J'attendrai, répondit l'avocat.