C'est le hasard seul qui, après la Commune, avait amené Maxence à l'Hôtel des Folies.

Et il n'y était pas depuis une semaine, qu'il se jurait bien de ne pas détériorer longtemps le mobilier bourgeois des époux Fortin.

Déjà même, il avait cherché et trouvé un logement plus convenable et moins cher, quand une rencontre qu'il fit sur l'escalier vint soudainement modifier toutes ses idées, et donner à son appartement un charme qu'il ne lui soupçonnait pas.

Il y avait bientôt un an, de cela.

Comme il sortait, un matin, se rendant à son bureau, il se croisa sur le palier même, avec une jeune fille assez grande et très-brune, qui montait en courant.

Elle passa devant lui comme un trait, ouvrit la porte en face et disparut.

Mais si rapide qu'eut été l'apparition, elle laissait dans l'esprit de Maxence une de ces empreintes qui ne s'effacent plus.

De toute la journée, il lui fut impossible de penser à autre chose.

Et dès qu'il fut libre, au lieu de se rendre, comme d'ordinaire, dîner rue Saint-Gilles, il envoya une dépêche à sa mère pour lui dire de ne le pas attendre, et bravement il rentra chez lui.

Mais c'est en vain que toute la soirée il fit faction derrière sa porte sournoisement entrebâillée, la voisine ne se montra pas.