Elle ne parut pas davantage le lendemain, ni les trois jours qui suivirent, et Maxence commençait à désespérer, quand enfin, le dimanche, comme il descendait, ils se trouvèrent de nouveau face à face.
Elle lui avait paru bien jolie, au premier abord. Cette fois, elle l'éblouit à ce point qu'il demeura plus d'une minute comme une statue, effacé contre le mur.
Et certes, ce n'était pas sa toilette qui rehaussait sa beauté. Elle portait une pauvre robe de laine noire, un col étroit, des manchettes plates et un chapeau de la plus entière simplicité. Elle n'en avait pas moins un air d'incomparable dignité, une grâce qui charmait, et cependant inspirait le respect, et une démarche de reine...
C'était le 30 juillet.
En accrochant sa clef avant de sortir:
—Décidément, dit Maxence à Mme Fortin, mon appartement me plaît, je le garde, et voici cinquante francs pour le mois d'août.
Et pendant que la gérante de l'Hôtel des Folies lui écrivait un reçu:
—Vous ne me disiez pas, commença-t-il, de son air le plus indifférent, que j'ai une voisine...
Comme un vieux cheval d'escadron qui entend la trompette, la Fortin dressa la tête.
—Ah! oui! fit-elle, mademoiselle Lucienne...