—Je comprends! s'écria-t-il.

Mais la jeune fille poursuivait:

—Je crus que M. Van Klopen plaisantait. Jamais il n'avait été plus sérieux, et pour me le prouver, il se mit à m'expliquer ce qu'il attendait de moi. Je pouvais, selon lui, remplacer les clientes qui avaient été ses courtières. Il me confectionnerait de ces toilettes qui forcent l'attention, et deux ou trois fois la semaine, je m'installerais dans une belle voiture qu'il me louerait, et j'irais me montrer au Bois.

La proposition me révolta.

—Jamais! lui dis-je.

—Pourquoi?

—Parce que j'ai trop le respect de moi pour consentir jamais à faire de ma personne une réclame vivante...

Il haussait les épaules.

—Vous avez tort, fit-il. Vous n'êtes pas riche, et je vous donnerais vingt francs par promenade. A huit par mois, ce serait cent soixante francs ajoutés à vos appointements.

Et avec un sourire honteux: