—M. Vincent, madame, dont c'est le vrai nom.
Elle ouvrait des yeux immenses.
—Vous devez vous tromper, jamais je ne l'ai entendu appeler que Vincent.
—C'est qu'il avait des motifs impérieux de dissimuler sa personnalité. L'argent qu'il dépensait ici ne lui appartenait pas, il le puisait, il le volait à la caisse du Comptoir de crédit mutuel, dont il était le caissier....
—Allons donc!...
—Et où il laisse un déficit de douze millions.
Mme Zélie recula comme si elle eût mis le pied sur un serpent.
—C'est impossible! s'écria-t-elle.
—C'est l'exacte vérité. Vous n'avez donc pas vu, dans les journaux, l'affaire de Vincent Favoral, caissier du Crédit mutuel?
Et tirant un journal de sa poche, il le présenta à la jeune femme en disant: