—Pourriez-vous, monsieur, lui demanda-t-il, me louer deux fiacres à l'année?
—Volontiers.
—C'est que je les souhaiterais dans de certaines conditions.
—Si elles sont exécutables....
—Je le crois.
—Veuillez donc me les exposer.
—Voici: quand je dis que je veux deux fiacres, j'entends deux voitures qui, extérieurement, soient en tout et pour tout pareilles aux grands fiacres que vous employez au service des chemins de fer, qui aient des lanternes semblables, un numéro, et même sur l'impériale cette galerie destinée à retenir les colis.... Quant à l'intérieur, ce serait une autre chanson: je le voudrais luxueux, sans être voyant, et qu'on y réunît tout ce que le progrès de la carrosserie a inventé de recherché et de confortable. Naturellement, il faudrait commander ces fiacres, mais je suis prêt à verser la somme nécessaire.
—C'est faisable, dit M. Ducoux.
—Pardon! je n'ai pas fini encore.... Je désirerais pour ces fiacres des chevaux de premier ordre, ne payant pas de mine, mais capables de m'enlever dix lieues en deux heures. Ils seraient harnachés comme les chevaux de la compagnie, ni mieux ni plus mal. Comme je ne regarderai pas au prix....
—Cela se peut encore....